Physique et numérique se partagent le marché

Pour la deuxième année consécutive, le marché de la musique enregistrée a progressé (+ 3.9% en 2017). Le streaming par abonnement tire les revenus à la hausse tandis que le marché physique ne dégringole plus.

Après avoir déjà progressé de +5.4% en 2016, le marché de la musique enregistrée (données SNEP) poursuit sa reprise en 2017 (+ 3.9%) pour atteindre un chiffre d’affaires de 583M€ (723 M€ si on y ajoute les droits voisins et les synchronisations).
Si les membres du syndicat s’en félicitent, ils analysent cependant ces indicateurs avec prudence, estimant que « la dynamique de la production n’est pas encore pérenne et que les nouveaux modèles économiques pas encore matures. »




En 2017, les revenus tirés des ventes se sont équilibrés entre la part provenant du numérique (48,8%) et celle du physique (51.2%).
Le streaming est « le moteur de cette croissance » (+23%, pour 243M€), notamment grâce au streaming par abonnement qui génère l’essentiel de la valeur : il représente 83% des revenus du streaming et 35% des revenus du marché. Si la progression du nombre d’abonnés se poursuit à un rythme moins soutenu (+ 500 000), elle est compensée par une part plus importante des abonnés payants, hors bundle avec un opérateur téléphonique.

Les ventes de supports physiques continuent de décroître (- 4.7%), mais ce fléchissement est moins fort depuis deux ans, le marché pouvant s’appuyer sur « les 3800 points de ventes qui commercialisent de la musique à travers tout le territoire (et qui) demeurent une chance pour le consommateur et une force pour la filière musicale » précise le SNEP. Quant au vinyle, il séduit toujours plus de consommateurs, avec des volumes multipliés par 4 en 5 ans. Pour autant, il ne représente que 12,2% du chiffre d’affaires physique.



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