283 M€ à l’export

Les revenus de l’industrie musicale française à l’international s’élèvent en 2017 à 283 M€, soit une augmentation de 6,7% par rapport à 2016 et de 40% depuis 2010.


Le Bureau Export a publié à l’occasion du Midem un Bilan économique de la filière musicale française à l’international en 2017. Cette étude prend en compte une estimation des revenus directs réalisés à l’export par les producteurs phonographiques, les producteurs de spectacles et les éditeurs musicaux français de musiques actuelles et de musique classique. Elle s’appuie également sur les données des organismes de gestion de droits d’auteur et de droits voisins ainsi que sur celles de sociétés privées de collecte de droits voisins à l’international.


Production phonographique


Bénéficiant de la croissance mondiale du marché de la musique enregistrée (8,1% pour l’année 2017), la production phonographique française voit ses revenus à l’export augmenter et atteindre un total de 68.8 M€. Si cette économie reste largement portée par les ventes de musique enregistrée (85%), les droits voisins représentent tout de même 8% de ce revenu et le chiffre d’affaires issu de synchronisations (7% des revenus à l’export des producteurs phonographiques) enregistre une importante croissance en 2017 (+26%). Le streaming compte dorénavant pour plus de la moitié du chiffre d’affaires des ventes de musique enregistrée (58%) à l’export.

Concernant les destinations, les revenus des producteurs phonographiques français en Europe diminuent légèrement en valeur relative (59% en 2017, contre 60% en 2016) et l’Amérique du Nord confirme sa position de premier territoire d’export après l’Europe (28% en 2017 contre 26% en 2016).


Spectacle vivant


L’année 2017 a encore été une année de croissance à l’export pour le spectacle vivant musical. Les producteurs de spectacles enregistrent une croissance de 10% par rapport à 2016 pour atteindre un chiffre d’affaires de 72.8M€ (estimations CNV, FEVIS, Bureau Export). Le chiffre d’affaires à l’export des producteurs de spectacles se compose presque exclusivement de ventes de spectacles par contrat de cession alors que les productions de concerts à l’export et les co-réalisations restent marginales.

L’Europe est toujours le premier territoire d’export pour pour la filière française du spectacle vivant (65% du volume d’affaires des ventes de spectacles de la filière à l’export) avec, comme marchés prédominants, la Belgique et la Suisse. Toutefois, la part de l’export hors Europe ne cesse de croître, notamment vers l’Amérique du Nord pour les musiques actuelles.


À noter que l’étude présente également trois catégories de Palmarès Live, à savoir les artistes les plus programmés (Justice, Laurent Coulondre), les plus grandes tournées (Tinariwen, Vincent Peirani), et les artistes les plus globetrotters (Acid Arab, Tony Allen).

Édition musicale


Pour la première fois, le Bureau Export a approfondit cette étude annuelle en y incluant, via un questionnaire dédié, le poids économique de l’édition musicale française à l’export. L’édition musicale représente ainsi un chiffre d’affaires de 54 M€ à l’export (hors répartitions Sacem). Les droits éditoriaux et d’auteur à l’export (toujours hors Sacem) gérés par les éditeurs français se composent à plus de 30% de revenus de synchronisation. Les ventes de partitions représentent 3 M€, soit 6% des revenus à l’export des éditeurs.

53% des revenus des éditeurs musicaux sont en provenance de l’Europe. Néanmoins, l’Amérique du Nord représente 37% des revenus à l’export, soit 78% du marché hors Europe.