Les structures de diffusion du jazz en France

Réunissant 70 membres (festivals, salles, clubs), le réseau AJC a questionné ses adhérents pour dresser un portrait des diffuseurs de jazz en France. L’étude porte sur le profil des structures, leurs activités, les budgets et l’emploi.


Cette enquête a été réalisée selon la méthode de l’observation participative et partagée, via un questionnaire portant sur les données 2016 et envoyé en juin 2017 aux 60 membres qui composaient le réseau à cette époque. 48 structures ont répondu, soit un taux de réponse de 80%.

Profil des membres d’AJC
  • 94% sont des associations loi 1901 (pour 76% dans le réseau Fédélima)
  • Les adhérents du réseau AJC sont présents sur quasiment tout l’ensemble du territoire français. Certaines disparités existent cependant, avec une plus faible représentation des adhérents sur les régions situées à l’ouest de la France métropolitaine.
  • Seulement 20% des adhérents disposent d’un label d’État puisque l’AJC (ex-Afijma) est constituée de près de 60% de festivals (qui n’ont pas accès une labellisation d’État).
  • 70% des membres d’AJC appartiennent à un réseau local ou régional et s’y impliquent régulièrement.


  • 65% des structures syndiquées appartiennent au SMA et 35% au Syndeac. 33,5% des adhérents appartiennent par ailleurs à un réseau ou à une organisation professionnelle nationale autre qu’AJC.


Activités des membres d’AJC
  • La programmation et l’organisation de concerts demeurent le cœur de métier des adhérents d’AJC, mais la pluriactivité est de mise pour les lieux, qui proposent en moyenne 7 activités, et pour les festivals qui en proposent en moyenne 4,5.


  • 46% des lieux programment et organisent des « festivals » tandis que près de la moitié des festivals du réseau se « saisonnalise » et programme hors du temps festivalier.
  • Il existe une forte implication des lieux autour des créations/résidences d’artistes et de l’accompagnement d’artistes. Ils sont ainsi plus de 69% à pratiquer ces activités.
  • Si 100% des structures programment du jazz, l’étude constate une large ouverture à d’autres esthétiques musicales, notamment les musiques du monde, le blues ou encore la musique contemporaine.


  • 7757 musicien·ne·s de jazz se sont produits en 2016 sur les scènes des 48 adhérents/répondants, soit une moyenne de 165 artistes et une médiane à 119 artistes par adhérent.
  • Les données de fréquentation souligne l’importance des festivals dans l’accueil du public puisqu’ils concentrent 548 575 entrées, là où les lieux représentent 45 330 entrées.
  • Plus de 63% des engagements (création/coproduction) sont des apports en numéraire. Si les festivals apportent 62% de ces parts de coproduction, il importe de noter que les lieux apportent en moyenne 5,7 parts de coproduction quand les festivals n’en apportent que 3.
  • 84% des structures se trouvent impliquées dans la mise en place d’actions culturelles, pour un total de 339 actions menées en 2016, soit une moyenne de 7 par structure.
Emploi et RH
  • Seulement 83,3% des répondants sont parvenus à créer de l’emploi permanent au sein de leur structure.
  • 181 salariés permanents (CDI et CDD de + de 6 mois) travaillaient en 2016 chez les membres AJC, soit 152 emplois permanents en équivalent temps plein. 35 emplois sont des emplois aidés.
  • 4401 CDDU ont été signés en 2016 par les membres d’AJC, dont 3455 avec des artistes et 946 avec des techniciens.
Budget
  • Le poids économique cumulé des membres d’AJC s’élève à plus de 25 M€.
  • Seulement 17% des adhérents disposent d’un budget de plus de 900 000 euros, et 15% disposent de moins de 100 000 euros.


  • Il existe une forte utilisation du contrat d’engagement (37% au total), notamment par les lieux (41% contre 35% pour les festivals).
  • Les financements de l’État s’élèvent, en cumulé, à environ 2,7 M€. Les financements des régions, villes, départements, regroupements communaux atteignent 12 M€.


  • Les recettes propres représentent plus de 6 M€.
  • Les aides des sociétés civiles / organismes professionnels équivalent à 7% du budget moyen des membres, avec une médiane à 31 000 euros et une moyenne à 38 000 euros.
  • La billetterie reste le plus important vecteur de revenus des adhérents (73% des ressources propres), loin devant le bar et les coréalisations/coproductions (respectivement entre 11% et 17%).

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